Où va l’homme ?

Où va l’homme ?
1 Où va l'homme ?
Où va l'homme ?
3:06
2 Entre deux mondes
Où va l'homme ?
3:10
3 Un homme parmi les hommes
Où va l'homme ?
4:56
4 Le temps
Où va l'homme ?
3:31
5 Est-ce un rêve ?
Où va l'homme ?
4:19
6 Et si il y avait de l'amour
Où va l'homme ?
3:40
7 La vérité
Où va l'homme ?
3:16
8 Comme un voeu
Où va l'homme ?
2:45
9 Sur le chemin de l'école
Où va l'homme ?
4:53
10 Les rouges fourmis
Où va l'homme ?
3:41
11 Le soleil se lève à l'est
Ou va l'homme ?
3:46
12 Hymne à la vie
Où va l'homme ?
4:38

Sur cet Album

Date de Sortie
16/05/2026
Auteur
Thierry Bonnefoix
Compositeur
Thierry Bonnefoix
Arrangement
Thierry Bonnefoix
Interprète
Thierry Bonnefoix accompagné par Isabelle Aneth et Ian Allain

Paroles

Où va l'homme ?
Des chars sur l’écran,
Des flammes dans le ciel du salon
On dine devant les bombes
Comme si c’était un feuilleton
Un enfant court dans la poussière
Je zappe avant qu’il tombe
Je dis c’est loin cette misère
Et pourtant
Ça gronde
Où va le monde ? Où va l’homme ?
On marche droit vers quel bord du globe
On vend l’avenir pour un écran qui brille
Dis-moi ! Dis-moi !
Où va la vie qu’on pille ?
La mer crache du plastique
Sur la plage de nos années folles
Les poissons nagent dans du pétrole
Et on parle boutique
Des tours au milieu des cimetières
Des lotissements dans les champs
On pose du béton sur nos prières
Et on appelle çà progrès en chantant
Où va le monde ? Où va l’homme ?
On marche droit vers quel bord du globe
On vend l’avenir pour un écran qui brille
Dis-moi ! Dis-moi !
Où va la vie qu’on pille ?
Des maisons sous l’eau, des collines en cendre
On dit c’est la faute au temps
Pour ne pas se défendre
On signe des promesses en papier
Qu’on oublie le lendemain
On dit tout, on se ment
Comme si demain était oublié
Où va le monde ? Où va l’homme ?
On marche droit vers quel bord du globe
On vend l’avenir pour un instant qui brille
Dis-moi ! Dis-moi !
Si on peut changer de vie ?
Où va le monde ? Où va l’homme ?
On vend la bombe en priant qu’elle ne tombe
On ferme les yeux jusqu’au jour de notre tombe
Dis-moi ! Dis-moi !
Si l’on mérite encore de vivre?
Entre deux mondes
La vie n’est qu’un passage
Entre deux mondes
Celui d’une naissance
Celle qui prend corps
Et celle d’une mort
Qui devient l’absence
Seras-tu être sage
Ou être immonde
Qui se penchera sur ton berceau
Le juste ou le vilain
Le bon ou l’assassin
Qui te soufflera les bons mots
Le Bon Dieu ou le diable
L’humble ou l’admirable
La vie est éphémère
Entre ces deux mondes
Celui d’une naissance
Celle qui prend corps
Et celle d’une mort
Qui devient l’absence
Seras-tu de chair
Ou un corps immonde
Qui écrira ton histoire
Personne ou l’historien
L’être atone ou l’écrivain
Que sera le reflet du miroir
Un odieux ou un saint
Un amoureux ou un malsain
La vie existe-t-elle
Entre ces deux mondes
Celui d’une naissance
Celle qui prend corps
Et celle d’une mort
Qui devient l’absence
Seras-tu devenir celle
Qui sauvera les deux mondes
Qui donnera un sens à la vie
Sans tueries, juste des lendemains
Sans furies, juste des soleils aux matins
Qui donnera la joie et l’envie
Ne plus être Dieu, mais un air divin
Ne plus être affreux, mais un joli refrain.
Un homme parmi les hommes
Je gravis cette montagne
Vêtu de mon pagne
Je porte ma croix
Au regard de la loi
Ils me jettent des pierres
Un genou à terre
Je leur offre ma foi
Je te vois
Tu me donnes de l’eau
Je prends tous tes maux
Tu me donnes du pain
Je prends ton chagrin
Tu me donnes l’espoir
Je veux y croire
Tu me donnes ton sourire
Je ne veux plus mourir
Même si j’y laisse ma vie
Même si tombe la nuit
Je remplirai ton cœur
J’apaiserai ta douleur
Je ne suis pas fils de Dieu
Je ne suis qu’un homme
Un éternel amoureux
Parmi les hommes
Je ne suis pas le fils de Dieu
Je ne suis qu’un homme
Un éternel amoureux
De la vie des hommes
Je ne suis qu'un homme
Parmi les hommes
Depuis des milliers d’années
Des hommes bien intentionnés
Nous donnent de jolies pensées
Pour mieux nous réaliser
Mais d’autres, moins intentionnés
Par des moyens détournés
Nous font avaler des couleuvres
Détruisant toutes ces œuvres
Car leur volonté sur cette terre
Être le plus riche du cimetière
Et de la terre à l'océan
Ne laisser qu’un désert et le néant
Je ne suis pas fils de Dieu
Je ne suis qu’un homme
Un éternel amoureux
De la vie des hommes
Je ne suis qu’un homme
Parmi les hommes
Le temps
Le temps n’est rien
Q’un peu de sable
Tu viens de loin
Le soleil t’accable
Ta vie est un chemin
D’enfer et de joies
Comme tous les matins
Le désert mesure ta foi
Le temps n’est rien
Q’un peu de sable
Qui s’écoule dans tes mains
Sur un coin de table
Et ta vie s’enfuit
Sans laisser de trace
Il en est ainsi de la vie
Et le temps se déplace
Le temps n’est rien
Q’un peu de sable
Je viens de loin
Le soleil m’accable
Ma vie est un chemin
D’enfer et de joies
Comme tous les matins
Le désert mesure ma foi
Le temps n’est rien
Q’un peu de sable
Qui s’écoule dans mes mains
Sur un coin de table
Et ma vie s’enfuit
Sans laisser de trace
Il en est ainsi de la vie
Et le temps se déplace
Est-ce un rêve ?
Est-ce un rêve ?
Est-ce une folie ?
Mais je vois la vie
Comme une symphonie
Est-ce vraiment le rêve ?
Est-ce vraiment la folie ?
Je ne suis plus dans mon lit
Je suis une note dans la nuit
Une mélodie
Dans le vent
Un air de mélancolie
Qui donne le temps
D’aujourd’hui
Que tu es jolie
Et tu danses
Tu chantes
La nuit
Est-ce vraiment le rêve ou la folie ?
Est-ce un rêve ?
Est-ce une folie ?
Mais je vois la vie
Comme une symphonie
Est-ce vraiment le rêve ?
Est-ce vraiment la folie ?
Je ne suis plus dans mon lit
Je suis une note dans la nuit
Une mélodie
Dans le vent
Un air de mélancolie
Qui donne le temps
D’aujourd’hui
Que tu es jolie
Et tu danses
Tu chantes
La nuit
Est-ce vraiment le rêve ou la folie ?
Est-ce un rêve ?
Est-ce une folie ?
Mais je vois la vie
Comme une symphonie
Est-ce vraiment le rêve ?
Est-ce vraiment la folie ?
Je ne suis plus dans mon lit
Je suis une note dans la nuit
Et si il y avait de l'amour
Et si, il y avait de l’amour
Et si, il y avait de l’amour
Encore en nous
En nous
Mais si, il y avait de l’amour
Mais si, il y avait de l’amour
Encore une fois
Une fois
Dites-le-moi
Dites-le-moi
Et si, il y avait de l’amour
Et si, il y avait de l’amour
Entre nous
Entre nous
Dites-moi
Pourquoi
Ne serais-je
Auprès de vous
Et si, il y avait de l’amour
Et si, il y avait de l’amour
Entre nous
Entre nous
Dites-moi
Pourquoi
Dites-moi
Pourquoi
Ne serais-je
Auprès de vous
Et si c’était çà la vie
Et si c’était çà la vie
Encore pour nous
Pour nous
Mais si c’était çà la vie
Mais si c’était çà la vie
Encore une fois
Une autre fois
Dites-le-moi
Dites-le-moi
Et si c’était çà l’amour
Et si c’était çà l’amour
Entre nous
Entre nous
Dites-moi
Pourquoi
Ne serais-je
Auprès de vous
La vérité
Mais alors, qui détient la vérité
Est-ce toi ?
Est-ce moi ?
Est-ce lui ?
Est-ce elle ?
Seule dans la nuit
Devant l’éternel
La vérité
Existe-t-elle ?
Et si simplement
C’était notre égo
Comme un écho
Surdimensionné
Qui nous ment
En vérité
Et qui nous empêche de nous aimer
Qui nous empêche de nous aimer
Qui nous empêche de rêver
Si toutes ces guerres
Familiales ou militaires
Comme un écho
De notre égo
Cessaient sur cette terre
Cessaient dans notre cœur
Pour le meilleur
Et enfin de l’amour
Pour tous les jours
Pour tous les jours
La morale de cette histoire
C’est que je suis comme tous les hommes
Vaniteux
Et bavard
Orgueilleux
Avec un égo
Comme un écho
Et toi
Tu es aussi tout çà
Alors, comment faire
Pour être un homme
Être heureux
Sur cette terre ?
Comme un voeu
Je vais te raconter une histoire
Au coin du feu
Juste pour toi ce soir
Juste comme un vœu
Et que tu n’aies plus peur du noir
Cela se passe en 39
Dans un siècle bizarre
Où l’amour et le territoire
Se volent comme un œuf
Et la vie
Aussi
Mais cela ne dure qu’un temps
Mais cela ne dure qu’un temps
L’être humain se reprend toujours
L’être humain se reprend toujours
Si tu crois
Qu’aujourd’hui
On te vole ta vie
Si tu crois
Qu’aujourd’hui
Tout est fini
Mais cela ne dure qu’un temps
Mais cela ne dure qu’un temps
L’être humain se reprend toujours
L’être humain se reprend toujours
Sur le chemin de l'école
Sur le chemin de l’école
Dansent les lucioles qui s’envolent
C’est l’hiver, c’est la nuit
Ta terre, c’est ici
Ils sont venus cette nuit
Envahir ton pays
Tu baisses la tête
Tu courbes le dos
Tu n’es pas à la fête
Qui annonce le renouveau
Tu vois le bout du chemin
Ton école apparaît
Tu penses déjà à demain
À ce que cela serait
L’école ouvre ses portes
La maitresse te conforte
Regarde le ciel, il est toujours bleu
Regarde la mer, elle danse sous tes yeux
Et là, nos collines sont nos origines
Et le soleil se lève toujours à l’est
Et le soleil se couche toujours à l’ouest
Il en est ainsi pour la nature
Et pour notre vie, notre future
Le souffle du vent changera le temps
Comme un orage au printemps
Disparaitront les nuages pour nos enfants
Sur le chemin de l’école
Dansent les lucioles qui s’envolent
C’est l’hiver, c’est la nuit
Ta terre, c’est ici
Ils sont venus cette nuit
Envahir ton pays
Tu baisses la tête
Tu courbes le dos
Tu n’es pas à la fête
Qui annonce le renouveau
Tu vois le bout du chemin
Ton école apparaît
Tu penses déjà à demain
À ce que cela serait
L’école ouvre ses portes
La maitresse te conforte
Aux couleurs du pays
Elle te dit
Ce n’est pas fini
Les rouges fourmis
Ils avancent dans la nuit
Ils avancent à bas bruit
Ce sont les rouges fourmis
Qui te piquent dans ton lit
Ils n’étaient que quelques-uns
Mais voilà qu’au petit matin
Ces milliers d’importuns
Laissent du sang sur ce satin
La rumeur est plus forte aujourd’hui
Et l’angoisse aussi
Comme une tumeur qui nous envahit
Et la vie nous fuit
Elle progresse tous les jours
Même si tu lui fais la cour
Même si tu lui fais l’amour
Elle te dit cause toujours
Je te fais la guerre
Tu me fais l’amour
Tu pleures, tu désespères
Je ris sans détour
Ça te désespère
Joli troubadour
De l’infiniment grand
À l’infiniment petit
Rien n’est différent
Tout se relie
Que ce soit dans ta vie
Que ce soit dans l’infini
Comme des punaises de lit
Partout les rouges fournis
Globules rouges, globules blancs
Ils attaquent sur tous les flans
Ils avancent dans la nuit
Ils avancent à bas bruit
Et voilà qu’au petit matin
Ces milliers d’importuns
Gagnent du terrain
Et sont déjà chez ton voisin
Suis-je une rouge fourmi
Quand je chante ceci
Les tumeurs se multiplient
Est-ce la fin de la nuit
Le soleil se lève à l'est
Le soleil se lève à l’Est
De feux et de vents
L’horizon amène la peste
De fers et de sangs
Tu te réveilles à l’Ouest
De tes yeux innocents
Et de tes mains, d’un geste
Tu refuses le néant
Ce sont des hommes comme nous
Qui sont devenus fous
Ils se prennent pour Dieu
La haine au fond des yeux
Est-ce le gène de l’humain
D’exterminer son prochain
Et de faire en sorte
Que notre terre soit morte
Le soleil se lève à l’Est
Il n’y a plus que du vent
À l’horizon que des restes
Et des animaux errants
Le silence s’éveille à l’Ouest
Comme à l’Est tout autant
Il n’y a plus de gestes
Que des trous béants
Est-ce cela notre destinée
Pour être dans la gloire
De tout faire sauter
Et faire partie de l’histoire
Et si personne n’écoute
Puisque nous sommes tous morts
De tes livres d’histoire, alors
Te reste-t-il un doute ?
Hymne à la vie
Je me souviens de ce jour
Je me souviens des mots d’amour
Je me souviens du printemps
Des fleurs des champs
De ce moment
D’une douceur
Dans ton regard, dans ton cœur
Et puis voilà c’est fini
Tu es partie
Tu ris, tu pleures, tu vis
Qui peut dire
Qui peut vivre
Sans amour
De ce jour
Qui veut lire
Dans ce livre
Je me souviens des nuits
Je me souviens de toi, de moi, de tout
Sans un bruit
Juste nous
Sous un ciel de nuit
J’ai partagé ton lit
Les apprentis sorciers soufflent le vent de folie,
devenir Dieu,
maitriser la vie,
dire si c’est sérieux,
adieu nos ainés,
retraite calculée,
vaut mieux se confiner,
pas regarder, pas voir,
diaboliser, désinformer,
tout oublier,
trop nombreux comme un désaveu.
Je me souviens de ce jour
Je me souviens des mots d’amour
Je me souviens du printemps
Des fleurs des champs
De ce moment
D’une douceur
Dans ton regard, dans ton cœur
Et puis voilà c’est fini
Tu es partie
Tu bois, tu manges, tu crois
Qu’il y a du sens
Quoique tu penses
Comme un serment
De celui qui ment,
Quelle vérité
Pour oublier
J’entends ta mélodie
J’entends tes chants, ta joie, ton cœur
Mélodie
Du bonheur
Sous ce ciel de nuit
J'ai rêvé ta vie
Je me souviens de ce tout
Je me souviens de notre vie
Je me souviens de ce nous
De l’eau de pluie
Sans un nuage
De ton visage
De tes sourires, dans tes yeux
Et puis voilà c’est fini
Sans un adieu
Retour en haut

Aux murmures du vent,
à la lueur de votre étoile,
je vous écris maintenant,
sans pudeur et sans voile,
qu’au mouvement du temps
rien ne s’efface,
et lorsque je serai poussière au néant,
vous resterez ma seule trace.