Les inédites vol.8

Les inédites vol.8
1 La demande en mariage
Les inédites vol.8
3:55
2 Grandir si loin
Les inédites vol.8
4:01
3 Jusqu'à la fin
Les inédites vol.8
4:05
4 Mes yeux se voilent
Les inédites vol.8
4:02
5 Je veux vivre
Les inédites vol.8
5:03
6 Un souffle passé
Les inédites vol.8
3:49
7 Et puis c'est fini
Les inédites vol.8
3:13
8 Maintenant, on prie
Les inédites vol.8
3:13
9 Le temps
Les inédites vol.8
3:32
10 Un homme libre
Les inédites vol.8
3:16
11 Sans bruit
Les inédites vol.8
4:01
12 Où va l'homme
Les inédites vol.8
3:07

Sur cet Album

Date de Sortie
10/11/2025
Compositeur
Thierry Bonnefoix
Arrangement
Thierry Bonnefoix
Interprète
Thierry Bonnefoix

Paroles

La demande en mariage
Les forains arrivent sur la place du marché
Les bambins découvrent les yeux écarquillés
Tous les manèges dont ils ont rêvé
Et qui vont les faire tourner, tourner, tourner
Aujourd’hui, c’est la fête au village
Je vais la demander en mariage
C’est vrai
Ça fait longtemps que j’attends ce moment
Aujourd’hui, elle devrait me dire oui
Les bretons nous jouent de la musique celte ce soir
Tous les gens écoutent leur musique pleine d’espoir
Toutes ces musiques qui les font danser
Et qui vont les faire tourner, tourner, tourner
Aujourd’hui, c’est la fête au village
Je vais la demander en mariage
C’est vrai
Ça fait longtemps que j’attends ce moment
Aujourd’hui, elle devrait me dire oui
Les enfants mangent leur barbe à papa vanillé
Les parents croquent la pomme d’amour sucrée
Et leurs petits cœurs vont tourner, tourner, tourner
Aujourd’hui, c’est la fête au village
Je vais la demander en mariage
C’est vrai
Ça fait longtemps que j’attends ce moment
Aujourd’hui, elle devrait me dire oui
Aujourd’hui, c’est la fête au village
De ce pas, je l’ai demandée en mariage
Et maintenant
Depuis ce temps que j’attendais
C’est fait
Elle a dit oui en riant
Pour la vie
Grandir si loin
Quand je te vois grandir
Si loin de moi
Si loin de nous
Tu imagines tout ce que l’on perd de nous
Et quand tu reviens chez moi
Je n’ai plus de voix
Je te vois déjà partir
Si loin de moi
Si loin de nous
Et comment te dire
Si je reste encore debout
C’est pour écrire ce livre
Qui parle de nous
Et encore te vivre
Quand je te vois grandir
Si loin de moi
Si loin de nous
Tu imagines tout ce que l’on perd de nous
Et quand tu reviens chez moi
Je n’ai plus de voix
Je te vois déjà partir
Si loin de moi
Si loin de nous
Et comment te dire
Si je reste encore debout
C’est pour écrire ce livre
Qui parle de nous
Et encore te vivre
Et encore te vivre
Jusqu'à la fin
Viens
Ça fait trop longtemps
Viens
Que j’attends ce moment
Viens
Entre dans ma demeure
Viens
N’aie plus peur
Et maintenant que tu es là
Je ne suis plus un troubadour
Touche-moi
Mon Amour
Je te désire depuis toujours
Whou
whou whou whou whou
Whou
whou whou whou whou
Et maintenant que tu es là
Je ne suis plus un troubadour
Touche-moi
Mon Amour
Je te désire depuis toujours
Rien
Que toi et moi en amant
Rien
Ne sera comme avant
Alors, viens
Plus près de moi mon Amour
Alors, viens
Pour nous aimer toujours
Et maintenant que tu es là
Je ne suis plus un troubadour
Touche-moi
Mon Amour
Je te désire depuis toujours
Et maintenant que tu es là
Je ne suis plus un troubadour
Touche-moi
Mon Amour
Je te désire depuis toujours
Jusqu’à la fin du point du jour
Mes yeux se voilent
Mon père aimait les coquelicots
Mon frère aimait les myosotis
J’espère que tout là-haut
Parmi les fleurs se retrouvent le père et le fils
Ma mère chantait les roses blanches
Mon frère chantait le petit tambour
J’espère qu’aujourd’hui ce dimanche
Tout là-haut ils recevront l’amour, l’amour
Ils sont partis
Me laissant seul
Ils sont partis
Vers les étoiles
Ils sont partis
Dans leur linceul
Ils sont partis
Mes yeux se voilent
Se voilent
Je veux vivre
Est-ce le temps de novembre
Qui me rend si triste
Est-ce la pluie de novembre
Qui mouille mes yeux tristes
Est-ce le monde d’aujourd’hui
Qui sombre dans la folie
Est-ce la ronde d’aujourd’hui
D’une humanité en folie
Je veux vie ivre
Je veux vie ivre
Je veux vivre
Je veux vivre
Je veux vie ivre
Je veux vie ivre
Je veux vivre
Je veux vivre
Est-ce l’argent le plus important
Est-ce lui qui nous rend fous
Est-ce le pouvoir le pus important
Celui mené par des fous
Est-ce l’amour de son prochain
Qui nous sauvera pour demain
Est-ce la vie de son prochain
Qu’il nous faudra pour demain
Je veux vie ivre
Je veux vie ivre
Je veux vivre
Je veux vivre
Un souffle passé
Je ne voudrais pas t’imposer ma vieillesse
Ce corps en détresse
Même si mon cœur est amoureux
Je n’ai que de la peur au fond de mes yeux
J’ai beau ne pas faire mon âge
Mais toutes mes douleurs
Comme un vrai présage
Me rappellent les heures
De ce dernier des voyages
Tu es le plus beau des printemps
Et moi, le plus doux des hivers
Tu veux qu’on navigue sur chaque mer
Et moi, je me perds dans ton océan
J’aurais tellement aimé être né avant-hier
C’est un aveu sincère
Comme un amant désespéré
Je ne suis que le temps, un souffle passé
Je suis comme tous ces bons vins
Qui se sont bonifiés
Mais goûtés au matin
Vous rappellent un été passé
À couper les foins
Tu es le plus beau des printemps
Et moi, le plus doux des hivers
Tu veux qu’on navigue sur chaque mer
Et moi, je me perds dans ton océan
Je ne voudrais pas t’imposer ma déchéance
Ce manque de chance
Tu es lumière au firmament
Mais tu es une chimère, un rêve d’antan
J’ai voulu paraître plus jeune
Malgré toutes mes rides
Je finis comme une pomme
Au jardin des Hespérides
Là où meurent tous les hommes
Tu es le plus beau des printemps
Et moi, le plus doux des hivers
Tu veux qu’on navigue sur chaque mer
Et moi, je me noie dans ton océan
Et puis c'est fini
Un rêve de nous deux
D’aller en Amérique
Voir nos cousins
Nord-américains
Je suis amoureux
De cette musique
Comme cette voix
Qui parle de Toi
Je vis ta vie
Celle d’aujourd’hui
Je vis ta vie
Celle qu’on oublie
Et puis c’est fini
Je revois tes yeux
Toutes tes mimiques
Et cette ivresse
De notre jeunesse
Je suis devenu vieux
Loin de l’Amérique
Comme cette croix
Qui venait de Toi
Je suis ici
Pas au paradis
Je suis ici
Je ne t’oublie
Et puis c’est fini
Et puis c’est fini
Maintenant, on prie
Écoute le vent
Qui souffle dans les pins
Écoute le temps
Qui fuit dans le lointain
Regarde le ciel
Les nuages de nuit
Regarde l’éternel
Son visage s’assombrit
Et maintenant, je prie
Il était une fois
Une planète malade
D’une quête valable
Il était une fois
Un amour en rade
Mais inflammable
Tu débarques dans ma vie
Par la porte dérobée
Tu débarques dans mon lit
Sans y être invitée
Tu crois tout te permettre
Par toutes tes qualités
Tu crois me soumettre
Détenir la vérité
Et maintenant, je prie
Il était une fois
Un amour malade
D’une quête valable
Il était une fois
Une planète en rade
Et inflammable
Il est encore temps
De penser à demain
Écoute le vent
Emporter nos chagrins
Comme un arc en ciel
Au pied de ton lit
Les couleurs se démêlent
Pour éclairer nos nuits
Et maintenant, on prie
Le temps
Le temps n’est rien
Q’un peu de sable
Tu viens de loin
Le soleil t’accable
Ta vie est un chemin
D’enfer et de joies
Comme tous les matins
Le désert mesure ta foi
Le temps n’est rien
Q’un peu de sable
Qui s’écoule dans tes mains
Sur un coin de table
Et ta vie s’enfuit
Sans laisser de trace
Il en est ainsi de la vie
Et le temps se déplace
Le temps n’est rien
Q’un peu de sable
Je viens de loin
Le soleil m’accable
Ma vie est un chemin
D’enfer et de joies
Comme tous les matins
Le désert mesure ma foi
Le temps n’est rien
Q’un peu de sable
Qui s’écoule dans mes mains
Sur un coin de table
Et ma vie s’enfuit
Sans laisser de trace
Il en est ainsi de la vie
Et le temps se déplace
Un homme libre
Je marche dans la chambre
Comme au bord du toit
Un pas de plus, j’avance
Je ne sais pas vers quoi
Les murs ne laissent trace
À ce silence brut
Où chaque souffle glace
Impossible, une chute
Je suis en équilibre
Sur un fil
Si fragile
Celui d’un homme libre
Je tiens dans le vide
Tout mon désir
Tout mon empire
Sur un fil
Si fragile
Celui d’un homme libre
Je tombe et je tremble
Comme un oiseau de proie
Un pas de plus, je danse
Je ne sais pas pourquoi
Sur les rives d’en face
À ce murmure brut
Où chaque doute glace
Impossible, une chute
Je suis en équilibre
Sur un fil
Si fragile
Celui d’un homme libre
Je tiens dans le vide
Tout mon désir
Tout mon empire
Sur un fil
Si fragile
Celui d’un homme libre
Je dors dans ma chambre
Comme un feu de toi
Une fois de plus, je pense
Je ne sais pas de quoi
Mes rêves laisseront place
À cette nuit de doute
Où chaque souffle glace
C’est possible, une route
Je suis en équilibre
Sur un fil
Si fragile
Celui d’un homme libre
Je tiens dans le vide
Tout mon désir
Tout mon empire
Sur un fil
Si fragile
Celui d’un homme libre
Sans bruit
Je suis ici sans un bruit
Sur mon ile
Si tranquille
Qui n’apparaît que la nuit
Et si j’étais un pantin
Sans raison
Sans maison
Juste un idiot au matin
Je suis couvert de lumière
Éphémère
Si lunaire
Seul sur cette terre
Et si j’étais une envie
Être fière
Ou l’envers
Où s’oublie mon esprit
Je ne suis pas éternel
Du rivage
D’un autre âge
Je ne suis qu’un simple mortel
Et si je vivais la vie
Troubadour
D’un seul jour
Sans mort, sans guerre, sans bruit
Je suis ici une vie
Si fragile
Sur mon ile
Entre mer ciel désunis
Et si j’étais tout à toi
Sans raison
Sans union
Juste une reine et un roi
Je suis couvert de soleil
Un éphèbe
Des ténèbres
Au réveil
Et si nous étions la nuit
Nuit d’hiver
Nuit polaire
Où toi et moi, on s’oublie
Nous ne sommes pas éternels
Non sans âge
De passage
Toi et moi, simples mortels
Et si nous vivions la vie
Un amour
Un toujours
Sans mort, sans guerre, sans bruit
Où va l'homme
Des chars sur l’écran,
Des flammes dans le ciel du salon
On dine devant les bombes
Comme si c’était un feuilleton
Un enfant court dans la poussière
Je zappe avant qu’il tombe
Je dis c’est loin cette misère
Et pourtant
Ça gronde
Où va le monde ? Où va l’homme ?
On marche droit vers quel bord du globe
On vend l’avenir pour un écran qui brille
Dis-moi ! Dis-moi !
Où va la vie qu’on pille ?
La mer crache du plastique
Sur la plage de nos années folles
Les poissons nagent dans du pétrole
Et on parle boutique
Des tours au milieu des cimetières
Des lotissements dans les champs
On pose du béton sur nos prières
Et on appelle çà progrès en chantant
Où va le monde ? Où va l’homme ?
On marche droit vers quel bord du globe
On vend l’avenir pour un écran qui brille
Dis-moi ! Dis-moi !
Où va la vie qu’on pille ?
Des maisons sous l’eau, des collines en cendre
On dit c’est la faute au temps
Pour ne pas se défendre
On signe des promesses en papier
Qu’on oublie le lendemain
On dit tout, on se ment
Comme si demain était oublié
Où va le monde ? Où va l’homme ?
On marche droit vers quel bord du globe
On vend l’avenir pour un instant qui brille
Dis-moi ! Dis-moi !
Si on peut changer de vie ?
Où va le monde ? Où va l’homme ?
On vend la bombe en priant qu’elle ne tombe
On ferme les yeux jusqu’au jour de notre tombe
Dis-moi ! Dis-moi !
Si l’on mérite encore de vivre?
Retour en haut

Aux murmures du vent,
à la lueur de votre étoile,
je vous écris maintenant,
sans pudeur et sans voile,
qu’au mouvement du temps
rien ne s’efface,
et lorsque je serai poussière au néant,
vous resterez ma seule trace.