Thierry Bonnefoix
Sur cet Album
Artiste
Thierry BonnefoixGenres
Chanson françaiseDate de Sortie
12/08/2026Auteur
Thierry BonnefoixCompositeur
Thierry BonnefoixArrangement
Thierry BonnefoixInterprète
Thierry BonnefoixParoles
Dieu du diable
Les hommes existaient !
De l’aube au crépuscule
Ils chantaient, ils chantaient
Des chants ridicules.
Leurs chants parlaient de vie.
Une vie insouciante et belle
Ne connaissant pas les soucis
Les soucis d’une ère nouvelle.
Des hommes, nommés Dieux
Battaient campagne.
Ils étaient au moins deux :
Le Bon Dieu et le diable.
Ils devinrent les plus forts
Et les hommes plus faibles.
Alors, ils annoncèrent la mort
Et le début de l’ère nouvelle.
(Les hommes mouraient !
De l’aube au crépuscule)
Ils pleuraient, ils pleuraient
Des pleurs ridicules.
Leurs pleurs étaient leur vie.
Une vie triste et injuste
Remplie de guerre et de soucis,
Des soucis d’hommes frustes.
Le Bon Dieu et le diable
Se réjouissaient de leur travail
Ils trompaient leurs semblables
Les jetant dans la bataille.
Ils inventèrent la maladie,
Et les hommes vieillirent.
Alors, les dieux conquis
Chantèrent prétextant le pire.
(Les hommes luttaient !
De l’aube au crépuscule)
Ils espéraient, ils espéraient
Leur espoir minuscule.
Leur espoir parlait de vie.
Une vie insouciante et belle
N’ayant plus de soucis
(Découvrant l’immortel.)
Le Bon Dieu et le diable
Doutèrent de leur savoir,
Et les poings sur la table
Ils se disputèrent le pouvoir.
Ils partagèrent le monde
De la vie terrestre
Au territoire des ombres
Dieu les bons, au diable le reste.
(Les hommes chantèrent !
De l’aube au crépuscule)
Ils existaient, ils existaient
Une existence incrédule.
Une existence pleine de vie
Une vie insouciante et réelle
N’ayant plus d’ennemis,
De croyances surnaturelles.
Alors ces hommes, nommés Dieux
Prirent la soutane.
Ils étaient au moins deux :
Le Bon Dieu et le diable.
Ils s’en allèrent chacun de leur côté
Le diable dans le Grand Nord,
Le Bon Dieu à l’opposé,
Leur destinée la mort.
(Chœurs :
Alors démons et tyrans
Dès qu’ils descendent des étoiles comme
Les parents des hommes
Dans tes larmes de saison
Ils nous tirent au pire sans raison
Mater, mater
Oyez, oyez
Ôtez-moi ce dieu)
Le Bon Dieu et le diable.
Ils s’en allèrent chacun de leur côté
(Et tous tes maux de l’être
Et tes chagrins forcés)
Chacun de leur côté
(Et tous tes maux peut-être
Et tes chagrins oubliés)
Le diable dans le Grand Nord,
Le Bon Dieu à l’opposé,
Leur destinée la mort.
De l’aube au crépuscule
Ils chantaient, ils chantaient
Des chants ridicules.
Leurs chants parlaient de vie.
Une vie insouciante et belle
Ne connaissant pas les soucis
Les soucis d’une ère nouvelle.
Des hommes, nommés Dieux
Battaient campagne.
Ils étaient au moins deux :
Le Bon Dieu et le diable.
Ils devinrent les plus forts
Et les hommes plus faibles.
Alors, ils annoncèrent la mort
Et le début de l’ère nouvelle.
(Les hommes mouraient !
De l’aube au crépuscule)
Ils pleuraient, ils pleuraient
Des pleurs ridicules.
Leurs pleurs étaient leur vie.
Une vie triste et injuste
Remplie de guerre et de soucis,
Des soucis d’hommes frustes.
Le Bon Dieu et le diable
Se réjouissaient de leur travail
Ils trompaient leurs semblables
Les jetant dans la bataille.
Ils inventèrent la maladie,
Et les hommes vieillirent.
Alors, les dieux conquis
Chantèrent prétextant le pire.
(Les hommes luttaient !
De l’aube au crépuscule)
Ils espéraient, ils espéraient
Leur espoir minuscule.
Leur espoir parlait de vie.
Une vie insouciante et belle
N’ayant plus de soucis
(Découvrant l’immortel.)
Le Bon Dieu et le diable
Doutèrent de leur savoir,
Et les poings sur la table
Ils se disputèrent le pouvoir.
Ils partagèrent le monde
De la vie terrestre
Au territoire des ombres
Dieu les bons, au diable le reste.
(Les hommes chantèrent !
De l’aube au crépuscule)
Ils existaient, ils existaient
Une existence incrédule.
Une existence pleine de vie
Une vie insouciante et réelle
N’ayant plus d’ennemis,
De croyances surnaturelles.
Alors ces hommes, nommés Dieux
Prirent la soutane.
Ils étaient au moins deux :
Le Bon Dieu et le diable.
Ils s’en allèrent chacun de leur côté
Le diable dans le Grand Nord,
Le Bon Dieu à l’opposé,
Leur destinée la mort.
(Chœurs :
Alors démons et tyrans
Dès qu’ils descendent des étoiles comme
Les parents des hommes
Dans tes larmes de saison
Ils nous tirent au pire sans raison
Mater, mater
Oyez, oyez
Ôtez-moi ce dieu)
Le Bon Dieu et le diable.
Ils s’en allèrent chacun de leur côté
(Et tous tes maux de l’être
Et tes chagrins forcés)
Chacun de leur côté
(Et tous tes maux peut-être
Et tes chagrins oubliés)
Le diable dans le Grand Nord,
Le Bon Dieu à l’opposé,
Leur destinée la mort.
Ma rose
Une rose sans piquant
Où des larmes de printemps
Ruissellent sur la feuille
Et gouttent sur la main
Qui accueille
Le doux chagrin
Et les pétales se dérobent
Tout au long de sa robe
Pour unique chemin
Pour unique horizon
Que la blancheur d’un sein
Que la richesse d’un jupon
Il est mille choses au monde
Qui fassent tourner les rondes
Mais il est une chose sur terre
Qui fasse revivre l’enfer
Quand vient le démon de minuit
Il est bon d’être dans son lit
En compagnie d’une personne
Du sexe amoureux et qui se donne
Sans autre façon
Sans autre chanson
Que de belles pensées
Et son corps éparpillé.
Une rose sans pétale
Où les doigts d’un mâle
Effeuillant le temps qui passe
Recouvrant l’horizon
D’une marée basse
Dérivée de passion
Et la tige se fane
Et quitte une âme
Pour unique chemin
Pour unique horizon
Que la tendresse d’un matin
Que la vieillesse d’une saison.
Il est mille choses au monde
Qui fassent tourner les rondes
Mais il est une chose sur terre
Qui fasse revivre l’enfer
Quand vient le démon de minuit
Il est bon d’être dans son lit
En compagnie d’une personne
Du sexe amoureux et qui se donne
Sans autre façon
Sans autre chanson
Que de belles pensées
Et son corps éparpillé.
Une rose sans rose
C’est une fleur de prose
Où glissent les mots
Sur l’aile d’un corps
Où tombent les sots
Au labyrinthe de la mort
Et le parfum s’atténue
Délaisse la rose nue
Pour unique horizon
Pour unique chemin
Que la tristesse d’un refrain
Que la tristesse d’une chanson
Il est mille choses au monde
Qui fassent tourner les rondes
Mais il est une chose sur terre
Qui fasse revivre l’enfer
Quand vient le démon de minuit
Il est bon d’être dans son lit
Mais quand vous êtes seul
Et que l’autre est partie
Sans autre façon
Sans autre chanson
Que cette poésie
Il est bon d’être seul
A rêver de ces milles choses
Où dorment toutes les roses.
Où des larmes de printemps
Ruissellent sur la feuille
Et gouttent sur la main
Qui accueille
Le doux chagrin
Et les pétales se dérobent
Tout au long de sa robe
Pour unique chemin
Pour unique horizon
Que la blancheur d’un sein
Que la richesse d’un jupon
Il est mille choses au monde
Qui fassent tourner les rondes
Mais il est une chose sur terre
Qui fasse revivre l’enfer
Quand vient le démon de minuit
Il est bon d’être dans son lit
En compagnie d’une personne
Du sexe amoureux et qui se donne
Sans autre façon
Sans autre chanson
Que de belles pensées
Et son corps éparpillé.
Une rose sans pétale
Où les doigts d’un mâle
Effeuillant le temps qui passe
Recouvrant l’horizon
D’une marée basse
Dérivée de passion
Et la tige se fane
Et quitte une âme
Pour unique chemin
Pour unique horizon
Que la tendresse d’un matin
Que la vieillesse d’une saison.
Il est mille choses au monde
Qui fassent tourner les rondes
Mais il est une chose sur terre
Qui fasse revivre l’enfer
Quand vient le démon de minuit
Il est bon d’être dans son lit
En compagnie d’une personne
Du sexe amoureux et qui se donne
Sans autre façon
Sans autre chanson
Que de belles pensées
Et son corps éparpillé.
Une rose sans rose
C’est une fleur de prose
Où glissent les mots
Sur l’aile d’un corps
Où tombent les sots
Au labyrinthe de la mort
Et le parfum s’atténue
Délaisse la rose nue
Pour unique horizon
Pour unique chemin
Que la tristesse d’un refrain
Que la tristesse d’une chanson
Il est mille choses au monde
Qui fassent tourner les rondes
Mais il est une chose sur terre
Qui fasse revivre l’enfer
Quand vient le démon de minuit
Il est bon d’être dans son lit
Mais quand vous êtes seul
Et que l’autre est partie
Sans autre façon
Sans autre chanson
Que cette poésie
Il est bon d’être seul
A rêver de ces milles choses
Où dorment toutes les roses.
La bougie
Le visage éclairé
D’une larme glisse
Sur la blancheur immaculée
D’un lys
Fondu dans le passé
Des souvenirs
Des heures fatiguées
Sans avenir
La rosée déposée
La flamme s’enflamme
La nuit s’ennuie
Une autre larme
Une autre fleur
Le visage d’une dame
D’une autre blancheur
D’un autre drame
S’enfuit sur un cœur
Sans âme
D’une cire sans odeur
La rosée déposée
La flamme en fumée
Minuit la nuit
La rosée déposée
La flamme en fumée
Minuit la nuit
La nuit
D’une larme glisse
Sur la blancheur immaculée
D’un lys
Fondu dans le passé
Des souvenirs
Des heures fatiguées
Sans avenir
La rosée déposée
La flamme s’enflamme
La nuit s’ennuie
Une autre larme
Une autre fleur
Le visage d’une dame
D’une autre blancheur
D’un autre drame
S’enfuit sur un cœur
Sans âme
D’une cire sans odeur
La rosée déposée
La flamme en fumée
Minuit la nuit
La rosée déposée
La flamme en fumée
Minuit la nuit
La nuit
L'âne de la Jolie
Une nuit fraîche et tendre
La lune au creux de son lit
Berce les amours de la Jolie
Éparpille dans la cendre
Les restes d’un cœur en flamme
Pour le dernier des ânes
Le reflet de son visage
Les étoiles dans les yeux
Couvrent la terre de mille feux
Et percent les nuages
D’un regard en flamme
Pour le dernier des ânes
Les ombres du temps
Le soleil de l’ennui
Ouvrent la porte de l’envie
Nous montrent les dents
D’une bouche en flamme
Pour le dernier des ânes
Le parfum de toutes ces fleurs
Compose un bouquet de saison
Anime le désir, la passion
Quand sonne l’heure
Pour une beauté en flamme
Pour le dernier des ânes
La valse des planètes
Tourne les poèmes
Tourne-les je t’aime
Jolie aimante honnête
De ton corps en flamme
Pour le dernier des ânes
La lune au creux de son lit
Berce les amours de la Jolie
Éparpille dans la cendre
Les restes d’un cœur en flamme
Pour le dernier des ânes
Le reflet de son visage
Les étoiles dans les yeux
Couvrent la terre de mille feux
Et percent les nuages
D’un regard en flamme
Pour le dernier des ânes
Les ombres du temps
Le soleil de l’ennui
Ouvrent la porte de l’envie
Nous montrent les dents
D’une bouche en flamme
Pour le dernier des ânes
Le parfum de toutes ces fleurs
Compose un bouquet de saison
Anime le désir, la passion
Quand sonne l’heure
Pour une beauté en flamme
Pour le dernier des ânes
La valse des planètes
Tourne les poèmes
Tourne-les je t’aime
Jolie aimante honnête
De ton corps en flamme
Pour le dernier des ânes
Que faire ?
Que faire ?
Les statues se dressent
Sur les chemins de France
Et l’histoire s’empresse
De nous conter nos souffrances
Que faire ?
Depuis des milliers d’années
Nous construisons les murs
D’un glorieux passé
Aux tristes parures
Que faire ?
Les hommes bâtissent leur avenir
Avec le passé des statues
Elles cachent dans l’ombre nos martyrs,
Nos morts, nos familles disparues
Que faire ?
Le culte du passé
Continue de vivre au présent
Donnant la base de nos sociétés
Tromperies, glorioles et argent
Que faire ?
Dans les livres d’histoire
L’homme se détruit en bestiole savante
Pour défendre la mémoire
De quelques statues vivantes
Que faire ?
L’homme exploite l’homme
En vivant l’avenir du passé
En ayant mangé la pomme
En définissant le mot humanité
Les statues se dressent
Sur les chemins de France
Et l’histoire s’empresse
De nous conter nos souffrances
Que faire ?
Depuis des milliers d’années
Nous construisons les murs
D’un glorieux passé
Aux tristes parures
Que faire ?
Les hommes bâtissent leur avenir
Avec le passé des statues
Elles cachent dans l’ombre nos martyrs,
Nos morts, nos familles disparues
Que faire ?
Le culte du passé
Continue de vivre au présent
Donnant la base de nos sociétés
Tromperies, glorioles et argent
Que faire ?
Dans les livres d’histoire
L’homme se détruit en bestiole savante
Pour défendre la mémoire
De quelques statues vivantes
Que faire ?
L’homme exploite l’homme
En vivant l’avenir du passé
En ayant mangé la pomme
En définissant le mot humanité
Je, tu, il,
Quand le passé est passé
Com’ vent d’été
J’étais le plus beau blé
Qu’on ait fauché
Quand tes yeux étaient mes yeux
Com’ terre’ brûlée
J’étais le plus beau feu
Qu’on ait volé
Je, tu, il
Sur un fil
Je suis il
Dans mon île.
Je, tu, elle
Sur une aile
Je veux elle
Dans mon ciel.
Quand la nuit s’envolait
Com’ papillon
J’étais la plus belle baie
Qu’on ait en région
Quand on s’aimait mon amour
Com’ soleil luit
C’était le plus beau jour
Qu’on ait produit
Je, tu, il
Sur un fil
Je suis il
Dans mon île.
Je, tu, elle
Sur une aile
Je veux elle
Dans mon ciel.
Com’ vent d’été
J’étais le plus beau blé
Qu’on ait fauché
Quand tes yeux étaient mes yeux
Com’ terre’ brûlée
J’étais le plus beau feu
Qu’on ait volé
Je, tu, il
Sur un fil
Je suis il
Dans mon île.
Je, tu, elle
Sur une aile
Je veux elle
Dans mon ciel.
Quand la nuit s’envolait
Com’ papillon
J’étais la plus belle baie
Qu’on ait en région
Quand on s’aimait mon amour
Com’ soleil luit
C’était le plus beau jour
Qu’on ait produit
Je, tu, il
Sur un fil
Je suis il
Dans mon île.
Je, tu, elle
Sur une aile
Je veux elle
Dans mon ciel.
Le bal des conscrits
Ils s’en vont un à un
Rejoindre leurs ancêtres
Ils quittent les copains
Pour aller faire la fête.
Ils ont mis leurs plus beaux habits
Ils laissent leurs bottes et leurs guêtres
Au vestiaire le temps d’une nuit
A la lumière d’une guinguette.
Ils se saoulent à l’eau de vie
Pour une liberté d’être
D’exister pour une nuit
Dans le blues d’une trompette.
Le jour apparaît à la caserne,
Ils sont de nouveau à la fenêtre
En attendant la prochaine perme
Qu’un grader donnera peut-être ?
Leurs journées sont à écouter
Les fadaises d’un grand maître
Un apprenti sorcier
Travaillant ses pieds et non sa tête.
Ils leur parlent de tuer
Proprement et bien net
Des hommes fatigués
De faire des guerres honnêtes !
Mais, je sais que le jour viendra
Où les hommes et non les bêtes
Ne raisonneront plus en soldats
Avides de tristes conquêtes.
Malheureusement, ils s’en vont un à un
Rejoindre leurs ancêtres
Ils quittent les copains
Et disparaissent dans une tombe honnête.
Rejoindre leurs ancêtres
Ils quittent les copains
Pour aller faire la fête.
Ils ont mis leurs plus beaux habits
Ils laissent leurs bottes et leurs guêtres
Au vestiaire le temps d’une nuit
A la lumière d’une guinguette.
Ils se saoulent à l’eau de vie
Pour une liberté d’être
D’exister pour une nuit
Dans le blues d’une trompette.
Le jour apparaît à la caserne,
Ils sont de nouveau à la fenêtre
En attendant la prochaine perme
Qu’un grader donnera peut-être ?
Leurs journées sont à écouter
Les fadaises d’un grand maître
Un apprenti sorcier
Travaillant ses pieds et non sa tête.
Ils leur parlent de tuer
Proprement et bien net
Des hommes fatigués
De faire des guerres honnêtes !
Mais, je sais que le jour viendra
Où les hommes et non les bêtes
Ne raisonneront plus en soldats
Avides de tristes conquêtes.
Malheureusement, ils s’en vont un à un
Rejoindre leurs ancêtres
Ils quittent les copains
Et disparaissent dans une tombe honnête.
Feuille blanche
Feuille blanche
Si tu t’envoles
Sans mon encre
Que vais-je faire
De mes idées folles ?
Je me cache de ta prose
Et me fiche de tes choses
Feuille blanche
Petite coquine
Tu veux jouer
À pigeon vole
À vole machine
Je me cache de ta prose
Et me fiche de tes choses
Feuille blanche
Si je te déchire
Avec mon encre
Qui pourra te lire
Et te chanter
Je me fâche pour ta cause
Et m’entiche de ta prose
Feuille blanche
Je t’écris ces mots doux
Comme une revanche
Comme un amour fou.
Si tu t’envoles
Sans mon encre
Que vais-je faire
De mes idées folles ?
Je me cache de ta prose
Et me fiche de tes choses
Feuille blanche
Petite coquine
Tu veux jouer
À pigeon vole
À vole machine
Je me cache de ta prose
Et me fiche de tes choses
Feuille blanche
Si je te déchire
Avec mon encre
Qui pourra te lire
Et te chanter
Je me fâche pour ta cause
Et m’entiche de ta prose
Feuille blanche
Je t’écris ces mots doux
Comme une revanche
Comme un amour fou.
Cent ans
L’amour c’est à 20 ans
Se perdre dans les fleurs
Se fondre au soleil
S’émerveiller d’un rien
Pleurer sans chagrin
Ramasser des choses inutiles
Coucher sans idylle
L’adultère c’est à 40 ans
Se pendre à son cœur
S’évanouir au réveil
Prendre de l’assurance
Germer quelques manigances
Écouter sans écouter
Et dire pour mieux parler
La retraite c’est à 60 ans
Se voir dans la glace
Se poser mille questions
Contempler le monde entier
Regarder sa santé
Conseiller pour le plaisir
Et manger pour suffire
L’adieu est à 80 ans
Se voiler la face
S’éteindre avec passion
Visiter les grands cimetières
Boire sa dernière bière
Ramasser les dernières fleurs
Et respirer le dernier bonheur
Le dernier qui reste a 100 ans
Coucher une dernière fois
À fermer ses yeux fatigués
Pour devenir un enfant
Puis sourire aux héritants
Et balbutier sa déception
De partir en pleine saison
Et les autres ont mille ans
Ce sont les vieux, les jeunes, les rois
Pleurant la même larme sucrée
Embrassant une dernière fois l’ancêtre
Dans son cercueil en hêtre
Et attendant son enterrement
Pour hériter 100 ans
Se perdre dans les fleurs
Se fondre au soleil
S’émerveiller d’un rien
Pleurer sans chagrin
Ramasser des choses inutiles
Coucher sans idylle
L’adultère c’est à 40 ans
Se pendre à son cœur
S’évanouir au réveil
Prendre de l’assurance
Germer quelques manigances
Écouter sans écouter
Et dire pour mieux parler
La retraite c’est à 60 ans
Se voir dans la glace
Se poser mille questions
Contempler le monde entier
Regarder sa santé
Conseiller pour le plaisir
Et manger pour suffire
L’adieu est à 80 ans
Se voiler la face
S’éteindre avec passion
Visiter les grands cimetières
Boire sa dernière bière
Ramasser les dernières fleurs
Et respirer le dernier bonheur
Le dernier qui reste a 100 ans
Coucher une dernière fois
À fermer ses yeux fatigués
Pour devenir un enfant
Puis sourire aux héritants
Et balbutier sa déception
De partir en pleine saison
Et les autres ont mille ans
Ce sont les vieux, les jeunes, les rois
Pleurant la même larme sucrée
Embrassant une dernière fois l’ancêtre
Dans son cercueil en hêtre
Et attendant son enterrement
Pour hériter 100 ans
Ah! La foire!
Un point noir
Suivi d’un éléphant blanc
Regarde la foire
De la nuit des temps.
Le marché des enfants,
La fin du désespoir
Des autres, des parents
D’un soir.
Ah ! La foire !
Le repos sur le banc
Où l’on peut s’asseoir
L’espace d’un instant,
Et puis, on repart
Plus vif qu’avant,
Rempli du savoir
Du bon commerçant
Et le point noir
Regarde l’éléphant blanc
Puis, la foire
Où personne ne les attend.
Le marché étend
La faim du pouvoir
De la nuit des temps
Dans la galerie des miroirs.
Ah ! La foire !
Il faudrait plus de bancs
Pour mieux s’asseoir,
Et avoir l’argent
Pour s’inscrire au départ
Du petit contingent
Qui tire la gloire
Du commerce d’antan.
Un point noir,
Un éléphant blanc
Et la foire
De la nuit des temps.
Après le marché, les baraquements
Pleins de pétoires
D’armes des tirants
De cibles sans mémoire.
Ah ! La foire !
Sans ces bancs
Pour mieux s’asseoir
Il n’en est être autrement
Des départs vers la gloire
De ces drôles d’amusements
Dans cette foire
De la nuit des temps.
Mais, un jour, un point noir
Suivi d’un éléphant blanc
Détruisirent la foire
Et les maudits commerçants.
Suivi d’un éléphant blanc
Regarde la foire
De la nuit des temps.
Le marché des enfants,
La fin du désespoir
Des autres, des parents
D’un soir.
Ah ! La foire !
Le repos sur le banc
Où l’on peut s’asseoir
L’espace d’un instant,
Et puis, on repart
Plus vif qu’avant,
Rempli du savoir
Du bon commerçant
Et le point noir
Regarde l’éléphant blanc
Puis, la foire
Où personne ne les attend.
Le marché étend
La faim du pouvoir
De la nuit des temps
Dans la galerie des miroirs.
Ah ! La foire !
Il faudrait plus de bancs
Pour mieux s’asseoir,
Et avoir l’argent
Pour s’inscrire au départ
Du petit contingent
Qui tire la gloire
Du commerce d’antan.
Un point noir,
Un éléphant blanc
Et la foire
De la nuit des temps.
Après le marché, les baraquements
Pleins de pétoires
D’armes des tirants
De cibles sans mémoire.
Ah ! La foire !
Sans ces bancs
Pour mieux s’asseoir
Il n’en est être autrement
Des départs vers la gloire
De ces drôles d’amusements
Dans cette foire
De la nuit des temps.
Mais, un jour, un point noir
Suivi d’un éléphant blanc
Détruisirent la foire
Et les maudits commerçants.
Les amis
Les amis vieillissent d’autres choses
Comme ma prose
Les amis se perdent
Comme se perd le temps
Les amis se fondent
Et confondent
Amitiés
Du temps passé
A faire et défaire
Sans ne rien faire
Mais l’amitié
Ce n’était pas compliquée
Et puis cela soulageait
Déchargeait la grosse tête
Trop petite de pensées
Bien ou mal pensées
Pour une poignée de rien
On construisait l’important
Sans jamais limiter
Le mot fin
Ils oublient maintenant jusqu’à leurs manières
D’être faux ou saltimbanques
Ou d’être qu’eux-mêmes
Et les voilà mariés
De femmes certaines
De quelques mitaines
Et dans un âge avancé
D’une désagréable bedaine
On ne pouvait s’imaginer
Un adieu prolongé
De quelques semaines
Et puis, des années sans rien
Santé et bonne année !
Comme ma prose
Les amis se perdent
Comme se perd le temps
Les amis se fondent
Et confondent
Amitiés
Du temps passé
A faire et défaire
Sans ne rien faire
Mais l’amitié
Ce n’était pas compliquée
Et puis cela soulageait
Déchargeait la grosse tête
Trop petite de pensées
Bien ou mal pensées
Pour une poignée de rien
On construisait l’important
Sans jamais limiter
Le mot fin
Ils oublient maintenant jusqu’à leurs manières
D’être faux ou saltimbanques
Ou d’être qu’eux-mêmes
Et les voilà mariés
De femmes certaines
De quelques mitaines
Et dans un âge avancé
D’une désagréable bedaine
On ne pouvait s’imaginer
Un adieu prolongé
De quelques semaines
Et puis, des années sans rien
Santé et bonne année !
