Galerie Thierry

Aux murmures du vent,

à la lueur de votre étoile,

je vous écris maintenant,

sans pudeur et sans voile,

qu’au mouvement du temps

rien ne s’efface,

et lorsque je serai poussière au néant

Vous resterez ma seule trace.

Thierry

attentats

Ecris l’amour.  
Il te faut ;  
Une plume, du papier,  
Et de l’amour.  

Tu indiques en haut ;  
Le jour, la date, le mois,  
Et s’il te reste de la place  
L’année.  
Et tu commences ta lettre ainsi,  

Mon amour,  

Ensuite tu lui contes tes joies,  
Tes souffrances et tes peines.  

Le vent emporte mon esprit,  
Il chavire mes pensées,  
Il calme la tempête.  
Le vent à ce parfum  
Qui transpire la liberté  
D’un monde sans fin  
Où rien ne l’arrête.  
Le vent à des ailes  
Si bleues qu’il se perd  
Dans le ciel,  
Où l’uniformité  
S’estompe devant la colère.  
Le vent gifle mon visage  
D’une caresse légère  
Inscrivant, éternité  
Qu’il te souvienne.  
Le vent s’éloigne,  
Le bleu se nuage,  
La colère noircit le ciel.  

  Tu lui écris maintenant
  Ta vie, « ton espoir »
  Sans la réalité,
  Tristesse des hommes.

  Les nuages se dissiperont,
  Et le vent m’enlèvera,
  Et je te rejoindrai
  Où que tu sois.
  Dans un abîme de bonheur
  Nous engloutirons
  Le monde et sa pâleur.
  Et je le repeindrai
  Sans une goutte de sang,
  Avec de jolies couleurs,
  Et beaucoup de vent.
  Tu seras la terre
  Et moi l’océan.
  Mais,
  Je ne suis que poussière,
  Et toi que du vent.

  Et tu termines ta lettre
  Par ces mots,

  Je t’aime.

  Tu signes.
  Puis, de ta plus belle plume,
  Au bas de la feuille,
  Tu marques post-scriptum,
  Et dedans tu mets…
  Ton désespoir.

  P.S. Et si je ne reviens pas,
  dis-leur.

Te le dire toujours